Caissons hyperbares

La médecine hyperbare dans le traitement de la maladie de Lyme


La maladie de Lyme est causée par le spirochète Borrelia burgdorferi, généralement transmis à l'homme par les tiques. Ces bactéries semblent se développer en condition anaérobie, mais présentent une certaine « aérotolérance » et sont capables de se reproduire en aérobiose (avec 3 % de CO2). Elles sont par contre intolérantes à un niveau élevé d'oxygène. Après l'infection, les spirochètes pénètrent profondément dans les tissus musculaires et nerveux chez les individus atteints et causent un certain nombre de symptômes plus ou moins caractéristiques.

Les symptômes de l'infection à la Borrelia burgdorferi sont principalement situés dans la zone de la piqûre, se manifestant sous forme d'un érythème, qui s'étend progressivement et qui peut être accompagné des symptômes pseudo-grippaux. En outre, il peut y avoir des douleurs articulaires et musculaires, maux de gorge, fièvre, frissons, maux de tête, faiblesse, intolérance à la lumière, des éruptions cutanées, des difficultés de concentration et en conséquence, la fatigue musculaire et nerveuse, des palpitations cardiaques.

Les symptômes avancés de la borréliose chronique et persistante incluent l'arthrite, le rythme cardiaque irrégulier, des maux de tête sévères, une perte de sensation, la méningite, la péricardite, l'inflammation du nerf crânien, des douleurs errantes dans les articulations, les tendons, les cavités articulaires, les muscles et les os. A l'étape la plus avancée de la maladie de Lyme, les bactéries spirochètes peuvent causer une inflammation des grandes articulations, surtout des genoux, l'encéphalopathie et l'atrophie de la peau des membres supérieurs et inférieurs, connue sous le nom de dermatite atrophique. Dans la phase finale de la dermatite atrophique, suivie par une phlébite superficielle atrophique, les tissus sous-cutanés deviennent visibles. Les symptômes de la maladie de Lyme non traités ou non traités suffisamment tôt peuvent devenir une maladie chronique et entraîner une incapacité permanente et, plus rarement, la mort.

L'oxygénothérapie hyperbare dans la maladie de Lyme

L'utilisation de l'oxygénothérapie hyperbare dans le traitement des formes chroniques et sévères, souvent neurologiques de la maladie de Lyme est de plus en plus répandue dans le monde. Elle est basée sur le fait que sous la pression l'oxygène pénètre dans les espaces intercellulaires et profondément dans les tissus généralement mal oxygénés touchés par le spirochète. Cela provoque l'interruption du cycle de vie du spirochète Borrelia burgdorferi, qui est forcé ensuite par la présence de l'oxygène à prendre la forme des spores dormantes.

A long terme, les spirochètes exposés à la présence accrue de l'oxygène ne sont pas en mesure de survivre. La bactérie Borrelia burgdorferi ne pourra pas continuer à se développer et se reproduire si la pression d'oxygène augmente au-dessus de 70-80 mm Hg. L’oxygénothérapie hyperbare provoque la saturation du sang en oxygène à la hauteur de 22 mg / dl environ. Le liquide céphalo-rachidien est également saturé en oxygène d'une manière similaire.

L'oxygénothérapie hyperbare stimule chez le patient également la réponse du système immunitaire qui augmente la production de phagocytes. Ces derniers ingèrent et détruisent les corps étrangers. La production de leucocytes qui défendent l'organisme contre les organismes infectieux est également stimulée. L'oxygénothérapie hyperbare interfère avec la capacité des organismes pathogènes à se reproduire et a un effet bactéricide. Elle frappe directement dans les parois cellulaires des bactéries, suite à quoi elles se fissurent et meurent.

L'oxygénothérapie hyperbare provoque la production de radicaux libres, ce qui est supposé d'avoir des propriétés antibiotiques naturelles.

Lors du traitement de la maladie de Lyme par l'oxygénothérapie hyperbare, le patient peut présenter la réaction de Jarisch-Herxheimer. On peut parler de cette réaction, lorsque les symptômes de la maladie réapparaissent ou empirent. Cela signifie la mort des spirochètes. Les spirochètes morts et mourants libèrent des endotoxines qui se répandent dans l'organisme du patient. Le cycle de vie du spirochète Borrelia burgdorferi dure 28 à 32 jours. Le patient qui subit le traitement à l’oxygénothérapie hyperbare peut ainsi observer la détérioration de son étant de santé après cette période de temps à compter de la date du début du traitement. Cette réaction est habituellement la confirmation de l'efficacité du traitement.

La réaction de Jarisch-Herxheimer apparaît donc habituellement après quelques semaines de traitement. Par conséquent, en raison de l'effet des endotoxines piégés dans les tissus adipeux de l'organisme du patient, il se pourrait bien que ce dernier n'observe aucune amélioration de son état entre trois semaines et 3 mois après le début du traitement voire plus.

L'oxygénothérapie hyperbare peut être un complément à la thérapie antibiotique classique. Elle a également des effets positifs sur ces patients qui ne peuvent tolérer l'antibiothérapie ou qui ne répondent pas à un traitement antibiotique.

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